
Affublé de mon comparse auvergnat et néamoins barbu Manu dit "Monsieur Roud", nous officieront vendredi soir à l'UFO pour faire le plein de rock poilu et de pop velue. Be there!
Vendredi 26 juin, de 21h à 2h du matin
l'UFO, 49 rue JP Timbaud 75011 Paris
Métro Parmentier (ligne 3)
mercredi 24 juin 2009
BARBAPOP!
samedi 6 juin 2009
Baraka = Home.zéro
Ça fait un moment que je voulais parler de Baraka. Il se trouve que le moment si prête pas mal au moment où le photographe/pilote à moustache le plus connu au monde envahi tout ce qui diffuse du pixel (télé, cinéma, dvd, blue ray, salon de coiffure...) avec sa production Besson et son support internationalo-gouvernemental.
Baraka donc. "Bénédiction" en arabe et en hébreu, message de paix face au cataclysme dépressif annoncé de Home. Les 17 ans qui les séparent (le film est sorti en 1992) a sûrement chargé le pot de peinture noir de Yan Arthus Bertrand. Mais là où le moustachu peut agacer par ses commentaires incessants, le réalisateur de Baraka, Ron Fricke a compris que l'image se suffit à elle-même. Pas besoin de prendre le spectateur par la main, le rendre simple témoin l'oblige décrypter lui même le constat, pour finalement le rendre meilleur acteur.
Et surtout, là où Home s'échappe difficilement du documentaire de luxe démago, Baraka possède une vision artistique puissante qui touche directement l'âme du spectateur, sans passer par le filtre d'un esprit civique mal dégrossi. Les plans sont pourtant (à dix-sept années près) les même, mais la où Home en fait un aller-simple vers l'enfer, le film de Ron Fricke fonctionne en un aller-retour magistral.
Petit décryptage :
1. Une nature puissante, des animaux en symbiose avec
2. les hommes et leurs principales religions, arrivant à cohabiter avec leur environnement
3. Montée en puissance de la société de consommation, les animaux et la nature exploités par l'homme
4. La machine s'emmballe, les hommes deviennent leur propre bétail (emmbouteillages, métro)
5. Point de saturation, un acteur de théâtre japonais Nô hurle. sans son
4. Les hommes s'entre-déchirent, la guerre
3. Décheteries et mines à ciel ouvert, la terre est éventrée
2. Ruines englouties Maya, Egypte ancienne, les civilisations humaines disparues
1. Etendues désertiques, fin sur un ciel étoilé
mardi 19 mai 2009
samedi 16 mai 2009
mercredi 15 avril 2009
Comme un air d'Italie

Hier après-midi j'ai pris le temps de me balader dans les environs de mon nouveau quartier. Enfin. Il faut dire que le temps s'y prêtait, que le printemps est enfin là. Un peu embrumé par le repos je me dirige vaguement vers la Place des Voges, bifurque, entraperçois une bâtisse intéressante, repart, tourne, longue de petits restos trop pittoresques pour être honnêtes et abordables, et tombe sur une vieille devanture complètement abandonnée. Genre depuis des décennies, étrange dans ce quartier huppé. La bâtisse est basse, un étage et rez-de-chaussée, des vitres fumées usées. À quelques mètres un petit parc, je m'assoie en me disant qu'avec un emprunt je pourrait toujours la reprendre (on peu toujours rêver), et m'ouvrir un atelier/agence à mon compte. Il fait bon, je ferme les yeux et je suis assommé par une sorte d'ivresse de sommeil, mes tempes résonnent et je n'arrive pas à lutter. Je suis bien et il y a comme un parfum d'Italie dans Paris.
dimanche 5 avril 2009
Se regarder dans le Miroir Noir, Pt.2
(suite de l'épisode précédent)
Là où ça devient vraiment charnu c'est ma relation paradoxale à l'œuvre, la façon dont je l'ai "consommée" comme on dit en économie, en marketing. Je l'ai regardée intégralement, gratuitement (et légalement) en ligne sur le site de Pitchfork alors qu'il est disponible dans le commerce. Ça ne fait donc pas de moi un pirate, d'autant qu'entre les disques, les concerts et les affiches achetés je pense les avoir largement dédommagé. Pour dire vrai, j'achète un paquet de ces bouts d'Art... mais j'en télécharge sûrement encore plus. Hors au vu de ce que ça m'apporte émotionnellement et intellectuellement la moindre des choses serait d'en payer le prix.
Le fait est là, notre manière de consommer à radicalement changé, pas juste évolué non une vrai révolution pour une fois, "à l'ancienne", celle avec lesquels les choses ne sont plus jamais pareil "qu'avant". TOUT est disponible gratuitement, la fameuse propriété intellectuelle a volé en éclat, et pas juste pour quelques accros, tout le monde télécharge pas vraiment légalement (et je ne serais pas surpris que quelques élus politiques en ai dans leurs baladeurs ;).
En ce qui me concerne je commence toujours par télécharger, et c'est seulement si ça me chamboule que je vais absolument chercher à acheter le vinyle ou le DVD. Un peu comme ces nouveaux restos où tu fixes toi-même le prix du repas suivant ce que tu considères être juste, ou Radiohead avec son dernier album.
C'est un peu bateau, je ne vois pas trop où je veux en venir moi-même mais je trouverai :)
Edit : justement l'assemblée nationale vient de rejeter le fameux projet de loi "Hadopi" censé freiner le téléchargement illégal, sans pour autant réfléchir aux causes profondes de celui-ci.
samedi 4 avril 2009
Se regarder dans le Miroir Noir, Pt.1
Je regarde/consomme un paquet d'œuvres artistiques, principalement par gloutonnerie intellectuelle comme d'autres s'enfilent des fraises Tagada, fument des clopes ou font du saut à l'élastique du haut d'un pont. Une envie irrépressible, un besoin de se secouer les neurones. Et de toutes, rien ne m'a jamais autant chamboulé que celle d'Arcade Fire. Devant des artistes pourtant plus "importants" pour moi.
Là je viens de voir, ou plutôt d'être absorbé par le Miroir Noir d'Arcade Fire, un document de 70 minutes sur leur dernière tournée, ni vraiment concert, ni vraiment documentaire mais des expérimentations et une expérience. Et de nouveau de me faire emporter par une décharge d'émotion brute comme un gamin dans les chute du niagara. Le fait que leur concert de l'Olympia en 2008 soit l'un des plus marquant de ma vie n'y est sûrement pas pour rien. Et le fait que j'ai vécu une fin de semaine sentimentalement chaotique pas moins. Mais ce n'est pas juste un bonus à Neon Bible (leur deuxième album), c'est une vrai excroissance, une œuvre indépendante à laquelle on a donné le don de vision, en l'occurrence celui de Vincent Moon le réalisateur des extravagants Concerts à Emporter.
Regardable en intégralité sur Pitchfork uniquement cette semaine : http://pitchfork.com/tv/#/episode/388-arcade-fire-miroir-noir/1
lundi 23 mars 2009
Intelligent print design

Ça fait un moment que j'essaye d'écrire une note sur le film Baraka que j'ai évoqué dans ma note précédente mais j'arrive pas à ne pas faire dans le grandiloquant pompeux, alors au lieu de ça je rebondi sur cette couverture que je viens de voir.
C'est tout simple, sobre et efficace : plutôt que de disperser les titres de couverture de magazine dans un puzzle de typo illisible par dessus une photo (voir par dessus le titrage même du magazine) avec des contrastes de couleur forcément acrobatique, on utilise ce bon vieux cartouche (sacré lui, haha).
mardi 10 mars 2009
The Fall

The Fall/La Chute, comme on tombe amoureux, se vautre à ski où ici, la chute d'une histoire, son dénouement (tragique) mis face au scintillement de l'ensemble de son déroulement.
The Fall donc, 2006, un film de l'indien Tarsem Dhandwar Singh, dit Tarsem (réalisateur de The Cell et surtout de clips comme celui-ci). L'histoire est une histoire dans l'histoire, un homme alité racontant une fable épique à une petite fille au bras cassé dans un hopital du Los Angeles de 1915, réutilisant les personnages qui les entoure à la manière du Magicien d'Oz.
Alors voilà, maintenant j'ai un problème : j'ai adoré ce film, son esthétisation presque à outrance, ses personnages imaginaires colorés, ses personnages réels touchants, sa fin dramatique... Le truc embêtant comme des poils de chats qui s'incrustent sur votre caban, c'est que Mr Tarsem malgré son talent a.tout.piqué.
Piqué le concept même du film, un monde imaginaire formé des personnages de la réalité (le Magicien d'Oz) ; la structure narrative, un homme alité dans un hôpital racontant une histoire -de pirates cette fois- à un enfant dans laquelle ils prennent part (Yo Ho Ho) ; un bestiaire emprunté à Del Toro (Le Labyrinthe de Pan entre autre)... et des plan-séquence entier de Baraka, un film-documentaire magistral de Ron Flicke sur le rythme de la vie, qui tiennent vraiment cette fois du plagiat.
Alors quoi ? Je dois renier ce film et m'en tenir aux originaux ? Cracher sur Tarsem ? Il faut dire que le personnage n'a pas l'air très sympathique sur un plateau, à la limite de l'autoritaire. Mais les images qu'il a créé dans mon esprit mon bien marquée, en particulier le générique d'introduction en noir et blanc au ralenti, la 7e symphonie de Beethoven (sur la platine) rythmant des images d'un rêve éveillé sur un pont ferroviaire. Ça au moins lui survivra, et très largement.
Bande-annonce : http://www.youtube.com/watch?v=LaoxB-eLHQ8
Opening : http://www.youtube.com/watch?v=QhARR-zmTCE
mardi 3 mars 2009
All You Need is Pop, cinquième

Tels les rois mages la Pâques approchant (genre pas en avance les gars), Fred, Rémi et Thibault suivirent l'étoile de la Pop pour arriver, au bout d'un long périple à l'auberge dénommée "Le Motel" pour y passer des disques pop-garage-expérimentalo-indie en l'hommage d'une Ruine allongée dans son berceau (et même pas là le bougre).
Et ce soir là sera le vendredi saint 6 mars, notez-le bien.

